Les Simon En Australie

paf le camping car

Byron Bay est tellement sympathique que nous décidons de rester un jour de plus, pour en profiter et profiter du soleil. Au milieu de la journée, le temps s'assombrit un peu et je renonce à aller faire du surf (la bonne excuse à 30 centimes d'euros), quand un bruit bizarre commence à monter. Un peu comme un moteur d'avion qui approche, en plus diffus... puis de gros bang sur le camping car... c'est en fait un orage de grêle qui s'abat sur nous, dont le bruit est assourdissant. Un orage particulièrement impressionnant, d'ailleurs...

Les grêlons sont gros, à peu de choses près, comme des testicules de kangourous sauvages. Les journaux, plus prudes, ou ayant moins de le sens de l'analogie, titreront le lendemain "gros comme des balles de golf".

Toujours est-il que nous restons bien au calme dans le camping car, mettre le nez dehors serait pure folie. Notre chance est d'être en bordure de l'orage, et la grêle ne dure que quelques minutes, pour être ensuite remplacée par de la pluie. A première vue, tout à l'air d'aller bien, pas de gros dégats sur le camping car... jusqu'à ce que Sophie ne se mette à pester dans les toilettes parce que « vous avez encore fait pipi sur le côté des toilettes, c'est tout mouillé ! Ah mais non, c'est la fenêtre qui est cassée ! ». Effectivement, la fenêtre sur le toit au dessus des toilettes n'a pas apprécié l'orage de grêle. Nous nous retrouvons donc avec des toilettes à ciel ouvert, c'est particulièrement agréable quand la nature se rappelle à nous la nuit, nous pouvons à loisir observer la croix du Sud sans quitter le camping car. Mais c'est beaucoup moins agréable pendant les orages... Il va nous falloir faire réparer cela. Et la mauvaise nouvelle, c'est que l'assurance du camping car ne couvre pas ce qui se situe au dessus de la tête... donc pas sur le toit. Donc, c'est pour notre pomme. Et je commence à craindre pour ce qu'il y pourrait y avoir comme autres dégâts (je suis un peu petit pour voir au-dessus sans me mettre sur la pointe des pieds, donc je n'ai plus qu'à stresser et attendre).


Le réparateur chez qui nous allons le lendemain nous confirme que l'orage a été très violent, et que nous sommes finalement assez chanceux : à part la fenêtre (qui nous coûte 90 dollars, soit pas loin de 50 euros), il y a un petit trou dans le morceau de plastique qui protège la clim (qu'on laisse en l'état, sur ses conseils), et rien d'autre, alors que d'autres ont vu leurs voitures ravagées. Les journaux montrent des champs blancs comme neige, recouverts de grêlons gros comme des... bref. On se souviendra de Byron Bay, non pour son spot de surf, mais pour ses grêlons. Et pour son phare, situé sur la pointe la plus à l'ouest de l'Australie, un coin très sympa. Et, après être allés quasiment au nord, toucher la pointe est pour se diriger vers le point le plus au sud, ça fait un petit quelque chose, quand même.

Forts de cette nouvelle aventure, et pour fuir la température qui a, une nouvelle fois, chuté (on a perdu un dizaine de degrés avec cet orage, il fait une vingtaine de degrés grand maximum), nous repartons en direction de Sydney, sachant que la côte est bien moins chargée de sites touristiques dans cette région que ce que nous avons pu rencontrer jusqu'à présent. Par ailleurs, nous avons vu tellement de choses passionnantes que nous nous découvrons avec déception un peu « blasés », et nous avons du mal à apprécier des paysages qui nous paraissent maintenant quelconques. C'en est presque honteux quand on y pense...


La route qui longe l'océan, la pacific highway (ainsi nommée parce qu'on y croise beaucoup d'antimilitaristes qui boivent du ricard sans alcool) traverse des régions qui n'ont pourtant rien à voir avec ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. L'outback est ici très verdoyant, une grande prairie très structurée, la région étant visiblement très agricole. Des barrières séparent les champs, ce que nous n'avons pas vu depuis longtemps (depuis la France, en fait), et les rivières sont très larges (pire, il y a de l'eau dedans ! Ça non plus, on n'y était plus habitués). A certains moments, je me prends à me croire dans un épisode de Tom Sawyer, tant la région ressemble au Mississipi (enfin ce que j'en ai vu à la télé).

On traverse quelques bourg qui font frémir Sophie à l'idée d'y habiter. Pourtant, les maisons sont décorées, sinon avec goût, au moins avec rigueur : devant chaque entrée de maison, on trouve des statues d'animaux : kangourous, flamands roses, coqs... Le top du kitch revient à ceux qui ont eu l'idée de bordée leur entrée de pneus de tracteurs coupés en deux et peints en blanc, façon petit pont (véridique).


Nous arrivons dans la petite ville de Coffs Harbour, une des rares villes du coin qui méritent le détour si on en croit le lonely planet. A l'instar de Mackay, capitale de la mangue, et de Rockhampton, capitale du boeuf, Coffs Harbour est la capitale de la banane, comme en atteste l'immense statue de banane située à l'entrée de la ville, là aussi du plus bel effet. Il semble que les australiens aiment à se chercher une identité agricole partout où on aille... Un peu comme si une ville se définissait comme la capitale de l'endive (si vous la trouvez, celle-là, parlez-m'en, faut que j'aille faire un tour).


Comme Coffs Harbour n'offre qu'un intérêt limité, nous passons notre chemin en direction de lieux plus aptes à nous tenir en haleine. Le lonely planet indique qu'à Coffs Harbour, on sent le climat changer quand on monte de Sydney, et que l'air y est chaud et lourd. Je m'inscris en faux : 17 degrés, ce n'est pas « chaud et lourd ».


Notre route traverse encore de nombreux villages, dont l'un attire mon attention, et surtout celle de mon ventre : il abrite le vainqueur de la coupe de la meilleure « pie » d'Australie. Après notre essai désastreux de « meat pie » il y a quelques semaines (un peu de PAL emballé dans une ostie mouillée, si mes souvenirs sont bons), il est temps de comprendre pourquoi les Australiens raffolent tant que ça de ces tourtes un peu bizarres. Du premier coup d'œil, on se rend compte qu'on n'a pas affaire au même type de cuisinier : ici, les pies sont faites avec de la pâte feuilletée, garnies avec des trucs qu'on a vraiment envie de manger, c'est très appétissant... et super bon !

En fait, les tourtes, c'est comme tout : bien cuisiné, c'est super bon. (à l'exception des endives, là encore, qui ne sont jamais bonnes, mais ça c'est personnel).


La nuit suivante se passe à Port MacQuarie, un ancien bagne reconverti en village pour retraités riches. Ici, pas de doutes à avoir : quand il y a de l'argent, les Australiens savent faire quelque chose de joli, de verdoyant... et plein de vieux. C'est sympa, mais je pense qu'on reviendra quand on sera vieux nous-même. Pour l'instant, on a peur que les passants ne fassent sous eux et que le camping-car ne prenne l'odeur du pipi ad vitam aeternam.

Plus sérieusement, la ville est très chouette, en bord d'eau, le spot de surf a l'air sympa, bien que les vagues soient un peu grosses pour moi (elles dépassent allègrement les 30 centimètres, ce qui constitue mon maximum à ce jour, et sans me vanter j'en connais pas mal qui aimeraient pouvoir en dire autant).


L'outback, quand nous continuons, change encore de physionomie. Nous approchons de Sydney et de ses « blue mountains », et le paysage s'en approche petit à petit : les collines se forment de plus en plus, et la route est bordée d'une forêt de plus en plus dense... ce qui nous donne un paysage assez monotone, puisqu'on ne voit que des arbres.

Les autres sujets d'intérêt qui bordent la route sont les travaux (omniprésents depuis le début de notre trajet, il ne se passe pas 30 kilomètres sans qu'on voie une portion de la route en travaux ou en réfection), et les golfs. Si on compte bien, il doit y avoir pas loin de 1 golf par habitant en Australie, à en croire tous ceux qu'on croise. Moi, je m'en fiche, je ne joue pas golf : il n'y a que les m'as-tu-vu et les retraités qui jouent au golf. Et moi, je ne suis pas assez vieux...


Nous passons la nuit suivante dans la baie de Port Stephen, dans la ville de Nelson Bay (capitale de la pêche, avec, là encore, à l'appui, une statue de pêche à l'entrée de la ville, d'un goût certain, voire d'un goût incertain). Nous sommes maintenant à 150 kilomètres de Sydney, que nous comptons traverser assez rapidement pour continuer rapidement vers le sud. : nous allons y passer tout le mois de décembre et tout le mois de janvier, on aura tout le temps de visiter avant de travailler !


Sophie a retrouvé la parole:

Blablabla, blablabla!! J'en ai marre des péquenauds qui ont la mauvaise idée de passer la tondeuse devant le camping-car, le matin pendant que nous prenons notre petit déjeuner!

Je commence à me dire qu'ils font exprès!! Cela fait rire les garçons car je peste!

En quelques jours, outre les péquenauds, j'ai vu plus de vaches que ces 20 dernières années! Je fais un peu une overdose de nature: le terroir c'est vraiment pas pour moi!

Notez que dans le parc de Dorrigo, on a fait un peu de trekking:

Trois balades possibles à pied sur un sentier.... en bois au début puis très bien dégagé, avec pour consigne de ne pas toucher la végétation.

Idéal à mon goût! Donc j'ai choisi la promenade la plus courte et au bout de 10 minutes on a fait demi-tour, on avait vu l'essentiel!

Petite note spéciale pour Mélanie et Isabelle: j'ai toujours des douleurs à mon pied et j'ai même été obligée de m'acheter des nu-pieds « qui tiennent bien le pied », dixit le podologue!! Ce ne sont pas des SCHOLL hyper moches mais tout de même ces premiers nu-pieds de ma vie ne souffrent pas la comparaison avec les superbes chaussures vues dans les boutiques de Brisbane, qui, elles, sont jolies mais ne correspondent pas aux standards de ma chère podologue nantaise! Si elle voyait « mes chaussures rouges qui ne font pas mal au pied » elle serait sûrement fière de mon choix!!!

Mais j'ai quand même hâte de remettre des chaussures à talons!

Côté boutique de surf, quand j'entre, j'ai l'impression de me tromper de magasin; les vendeuses ne sont pas à l'affût; à mon avis mon teint « vert chiottes »doit les dérouter!!!

Elles ne peuvent pas utiliser l'argument « oh cette petite jupe courte va mettre en valeur votre bronzage »! Mais je me la joue cool!

A très bientôt, sophie


Publié à 09:56, le 25/10/2008, Port Macquarie
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A popos d'endive

06:57, 26/10/2008 .. Publié par Dad
Xavier,
je connais ta passion por les endives, surtout braisées. Quand tu auras fini avec l'Australie, vous pourrez faire unsaut en californie, à Rio Vista, qui s'est auto proclamée capitale de l'endive.
C'est ça qui te manquais. Quand tu as besoin de qq chose qui est "the biggest" ou " the first in the world", cherche en Califormie, c'est surement là que ça se trouve.
Amusez vous bien, et rouvez un endroit où Sophie aimerait bien vivre, bien dans ses chaussures.
Bises à tous
Dad

Balle de golf

03:51, 27/10/2008 .. Publié par Pierre-B
J'en conclus donc qu'une testicule de kangourou sauvage est aussi gros qu'une balle de golf...
Oui j'ai jamais vu celles des kangourous.

C'est trop cool

07:14, 27/10/2008 .. Publié par Jim
Salut les Simon australiens,
Un petit bonjour de Nice ou il fait toujours beau.
C'est trop sympa de vous lire. On part en voyage avec vous. Votre voyage a l'air de bien se passer malgré les intempéries et les petits soucis habituels de Sophie rien de grave apparemment.
Profitez en bien,
Jim

PS: Xav tu n'as jamais goute les endives au jambon de Laurence, tu devrais c'est excellent ...

"il n'y a que les m'as-tu-vu et les retraités qui jouent au golf."

04:32, 31/10/2008 .. Publié par Greg Norman
Hi Xav , ici le requin blanc .
Je suis actuellement dans mon hélico perso et je traque le camping-car fantome conduit par un frenchy à qui je compte faire bouffer des testicules de kangourou pour qu'il apprenne bien la différence avec les balles de golf !!! car la difference c'est le goût ...
Je ne supporte pas qu'une tafiolle de surfeur débutant puisse parler ainsi de mon sport et tu verras rapidement que je suis physiquement plus affuté que n'importe quel surfeur bedonnant de ton espèce ...
Surveille les airs et enfile des tongs à bout renforcé, car si je te coince tu vas découvrir le percing du golfeur ( quelques tees délicatement positionnés à coups de driver ...).
Chris evert t'a cuisiné 10 kgs d'"endivpie" tu m'en diras des nouvelles ...
God bless austalia from such a stupid frenchy !!!
Harald se joint à moi pour dénoncer tes propos .

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