Les Simon En Australie | |
les dents de la merPour nous reposer des journées difficiles que nous venons de passer (si monsieur, 200 kilomètres en une journée, ça fait une journée difficile... en tous cas dans notre référentiel actuel), nous décidons de nous poser dans un camping 4 étoiles et demi (le premier qui me demande à quoi correspond la demi étoile, je réponds que la curiosité est un bien vilain défaut, tout comme mettre ses doigts dans son nez. Est-ce que je mets mes doigts dans mon nez, moi ?).
On se demande pourquoi ils mettent autant d'activité dans ces campings (vélo, salle de télé, billard, etc.) : chez nous, les enfants ne vont que dans la piscine. Et quand ils en ont marre, ils vont faire du toboggan qui tombe dans la piscine. Au moins, on pourra dire qu'ils ont apprécié, et nous y gagnons une soirée reposante.
Nous décidons de nous battre contre nos démons : il est temps de reprendre le bateau. Oui, madame, un vrai bateau qui va sur l'eau et qui bouge pour de vrai. Etre au bord de l'archipel le plus renommé d'Australie et ne pas en profiter, ça serait dommage. Nous préparons donc plusieurs voyages d'une journée : une visite de quelques iles, un nouveau voyage sur la barrière de corail, et une journée entière sur une ile (à mi chemin entre Koh-Lanta, L'ile de la tentation et récré A2). Le premier voyage est réservé pour une croisière sur les iles. Premier constat : il n'y a pas de vagues, et le bateau est plus grand et plus stable. Nous devrions donc passer une bonne journée. Las... La journée n'est pas bonne : elle est paradisiaque. La première ile nous permet de faire joujou avec des masques et des tubas pour observer des poissons de toutes les couleurs, qui nous rabibochent avec la faune sous-marine. C'est beau, c'est même très beau. Et les enfants adorent, même Quentin, qui, pourtant, refuse de mettre un masque et un tuba, et qui, du coup, ne voit que de l'eau (tant qu'il aime, on ne va pas le contrarier). La seconde ile est... unique. D'ailleurs elle s'appelle Whitsunday Island. C'est l'ile principale de l'archipel. C'est là que se trouve la "mythique" plage de Whitehaven beach. Je pense pouvoir dire sans trop risquer de me tromper que c'est la plus belle plage que j'aie vu de ma vie. Le sable est BLANC, et crisse sous les pieds tant il est fin. Les enfants ont le sentiment de marcher sur de la farine. Les premiers mètres de l'eau sont VERTS, à la limite du turquoise. Puis la mer est BLEUE, d'un bleu profond, façon carte postale. Les touristes sont ROUGES parce qu'ils n'ont pas mis de crème et que le soleil tape très dur. Et Sophie est MULTICOLORE, puisqu'on ne voit d'elle que son paréo, elle s'est cachée dessous pour ne pas prendre de coups de soleil. Je pense que c'est de cette stature unique que les stylistes talibans se sont inspirés pour leurs vêtements féminins si renommés. C'est tellement beau que Sophie en oublie même de me dire qu'elle ne pourrait pas habiter là. La troisième ile est celle-là même où nous allons revenir 2 jours plus tard pour la journée. Et les quelques heures que nous y passons nous font saliver à l'avance : piscine sympa, bordée de palmiers, sports d'eau, beaucoup de soleil (et d'ombre pour permettre à Sophie de sortir au moins le bout de son nez), des aquariums pour poissons de la barrière de corail (requins, raies, etc.). Bref, un paradis pour riche à portée de bourse du peuple. Tout se perd... Pour ceux qui voudraient y aller, la croisière est à bord du bateau "Voyager".
La deuxième journée est réservée à la barrière de corail, mais cette fois ci avec une vraie compagnie. Là encore, la situation ne laisse pas la place au doute : quand on part avec des vrais, ça se passe tout de suite mieux. Déjà, avec eux, il fait beau. C'est bien la preuve qu'ils sont meilleurs. Plus sérieusement, nous sommes impressionnés par la qualité de la prestation (nom de la compagnie, pour ceux qui voudraient y retourner : Cruise Whitsundays). Le bateau (après 3 heures de voyage sans être malade, même pas mal) accoste un ponton arimé à un récif corallien, et on y reste 4 heures, à profiter pleinement du récif de toutes les manières qu'on puisse imaginer. Cerise sur le Mac Do, les plongeurs certifiés qui font une plongée sont les premiers à entrer dans l'eau (pour voir tous les poissons avant qu'ils ne meurent d'une indigestion avec les morceaux de crackers au fromage que leur lancent les touristes depuis le ponton...). Or, il n'y a qu'un plongeur certifié qui veuille faire une plongée : moi. Et la plongée est vraiment sympa : requin (un qui mange pas les hommes, maman, rassure toi), raies, poissons clowns, etc... et même un mérou (dont la peau a bien des caractéristiques intéressantes) que j'ai pu carresser. Puis nous profitons des multiples activités proposées par le ponton : palmes et tuba, bien sur, observatoire sous-marin, et, surtout : un toboggan qui tombe dans la mer ! Belle journée, beau récif... je reviens sur mes positions précédentes : finalement, la barrière de corail, c'est vraiment beau. Ce n'est pas pas hasard que c'est une des 7 merveilles du monde. Enfin je crois.
Demain sera la journée repos dans une île... Ca devrait valloir son pesant de cacahuètes.
Côté vie, nous decouvrons de nouvelles choses tous les jours. Sophie s'émerveille de la mode vestimentaire masculine : la majorité des garçons sont torse nu à longueur de journée, elle en a même vu avec les poils du slip qui dépasse, façon Christian Clavier dans les Bronzés. Succès garanti. Notons qu'en plus d'être torses nus, ils sont sportifs, ce qui ne me met pas à mon avantage. Nous avons changé de camping pour prendre un camping pour routard, moins cher... et forcément plus prisé des jeunes fêtards... qui ont fait la fête la nuit dernière jusqu'à ce que notre réveil sonne ce matin. Une vraie fête australienne, avec musique à fond à 4 heures du matin, cris de filles hystériques, moteurs surgonflés qui ronflent... et la police qui vient les arrêter à 7 heures du matin. En ce qui nous concerne, tant que les enfants dorment, on considère que ça fait partie des aléas du camping...
Et puis, enfin, le dicton du jour : jeu de mains, jeu de vilains. En jouant avec Hugo ce soir, mon doigt a tapé contre sa dent qui bougeait, paf la dent. Compte tenu de mon passé dentaire difficile, je me demande si un psychanaliste n'y trouverait pas quelque chose à y redire... Lui, il s'en fiche, la petite souris va passer. Je lui ai proposé de mettre une tapette, il n'a pas voulu. Pourtant, c'est plein de vitamines, les souris.
Enfin, pour ceux qui ont du temps, les photos :
http://picasaweb.google.fr/xaviersimon0/03102008?authkey=xmNHAVc-vC4
http://picasaweb.google.fr/xaviersimon0/04102008?authkey=X1KOuciDhOk
http://picasaweb.google.fr/xaviersimon0/05102008?authkey=niVmRCHGMuc
A bientôt sur ces lignes.
Publié à 10:42, le 7/10/2008, Airlie Beach Mots clefs : { Page précédente } { Page 12 sur 24 } { Page suivante } |
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